USA: Un Afro-Américain envoyé en prison à cause d'une erreur de reconnaissance faciale




USA: Un Afro-Américain envoyé en prison à cause d'une erreur de reconnaissance faciale






Il s'est lui-même rendu à la police pour établir son innoncence.

Jugé coupable à cause d'une fausse correspondance de reconnaissance faciale. Nijeer Parks, un Afro-Américain a été arrêté en février 2019, pour des crimes qu'il n'a pas commis et aurait passé onze jours en prison, selon ses dires, révèle un article de CNN.

Tout a commencé lorsque l'homme de 31 ans vivant à Paterson, dans le New Jersey, a reçu un appel de sa grand-mère lui expliquant que la police de Woodbridge, une ville voisine, était venu le chercher à leur appartement. Nijeer Parks s'est rapidement rendu au commissariat pour clarifier la situation, mais cela ne s'est pas passé comme prévu. «Quatre ou cinq minutes plus tard, alors que nous étions en train de parler, deux autres agents sont arrivés et m'ont dit de mettre les mains derrière le dos», raconte-t-il. Il est en état d'arrestation.

Les chefs d'accusation sont très graves: agression aggravée, possession illégale d'armes, utilisation d'une fausse carte d'identité, possession de marijuana, vol à l'étalage, abandon de la scène d'un crime et résistance à l'arrestation. Nijeer Parks est également accusé d'avoir failli renverser un officier de police avec sa voiture en prenant la fuite. Il risque plusieurs années de prison et une peine supplémentaire en raison de ses condamnations antérieures pour des faits liés à la drogue.

Un alibi solide

Selon un rapport de police, que la chaîne de télévision américaine s'est procuré, la seule preuve qui a conduit à son arrestation est «une forte comparaison de profil» entre la photo d'un faux permis de conduire que le suspect a donné à la police et celle de Nijeer Parks trouvée dans la base de données de visages de la police, via le système de reconnaissance faciale.

Pourtant, les deux hommes ne se ressemblent pas du tout à en croire la mère du faux coupable. «Les gens ont un dicton “tous les Noirs se ressemblent”, analyse Patricia Parks. C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit quand j'ai vu cette photo.» «Il suffisait de regarder mes oreilles pour remarquer que je n'ai même pas de piercings», ajoute le trentenaire, en remarquant que le suspect semblait porter des boucles d'oreilles.

D'autant qu'au moment des crimes commis dans un hôtel Hampton Inn à Woodbridge, Nijeer Parks était 48 kilomètres plus loin, en train d'envoyer de l'argent à sa fiancée, dans un Western Union. Le numéro de suivi du reçu corrobore d'ailleurs son histoire. Les charges ont finalement été abandonnées, après un an de bataille juridique. Le vrai suspect lui, est toujours en liberté, précise CNN.

Ce n'est malheureusement pas un cas isolé. La reconnaissance faciale n'est pas toujours fiable et les risques d'erreurs sont même beaucoup plus élevés quand cette technologie essaie de faire correspondre les visages de personnes aux peaux plus foncées, selon des recherches. Certains services de police et agences gouvernementales conseillent d'ailleurs de n'utiliser la reconnaissance faciale que comme outils d'enquête et non comme preuve. Portland, San Francisco, Oakland ou Boston ont même interdit cette pratique.