"L' identité Banyamulenge est non négociable", insiste Moïse Nyarugabo




"L' identité Banyamulenge est non négociable", insiste Moïse Nyarugabo






Le député national, Moïse Nyarugabo


Le député national, Moïse Nyarugabo, a martelé le mercredi 31 mars que pour la communauté Banyamulenge, la problématique sur son identité est " non négociable". Ce député membre de cette communauté l'a déclaré à la presse à l'occasion de la clôture du dialogue intercommunautaire pour la paix et la sécurité dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga dans la province du Sud-Kivu, qui s'est clôturé le mercredi 31 mars 2021 à Kinshasa.

"Pour la communauté Banyamulenge, son identité, son nom, et sa citoyenneté sont des choses qui ne peuvent pas se négocier. Ni hier, ni aujourd'hui, c'est comme si on demandait à cette communauté de négocier son humanité. Personne n'a le droit de donner le nom à une autre. Après tout, toutes les communautés portent le nom qu'elles se sont données", a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : " ceux qui dénient aux banyamulenge cette qualité, de porter ce nom, ce n'est pas pour d'autres raisons. C'est pour leur dénier la nationalité, et de faire référence au fait qu'ils appartiendraient à un autre pays; et cela est inacceptable, surtout que les questions de nationalité ont déjà été réglées par la constitution, et t par toutes les lois de la République", a-t-il ajouté, avant de regretter que certaines communautés n'ont pas trouvé le temps de se parler pour vider leur différend.

En République démocratique du Congo, l'identité de la communauté Banyamulenge ne fait toujours pas l'unanimité. Elle est souvent remise en cause. Au mois d'octobre dernier, le ministre de la Décentralisation et Réformes Institutionnelles, Azarias Ruberwa avait fait l'objet d'une interpellation au Parlement pour se défendre au sujet de l'installation controversée du bourgmestre de Minembwe, commune occupée majoritairement par la communauté Banyamulenge.

Outre la communauté Banyamulenge, les communautés des Babembe, Babuyu, Bafuliru, Banyindu, Barundi et Bavira, ont également pris part à ce dialogue. Elles se sont engagées au terme de cette rencontre de poursuivre le dialogue pour aplanir leurs divergences, sous l'accompagnement des autorités locales, provinciales, nationales ainsi que des leaders des confessions religieuses.