"Gouvernement... gouvernement... gouvernement...", scande la population au passage du cortège de Félix Tshisekedi




"Gouvernement... gouvernement... gouvernement...", scande la population au passage du cortège de Félix Tshisekedi






Le cortège du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo


De retour du stade Tata Raphaël ce vendredi 9 avril 2021 où il lançait les travaux de construction des sites devant abriter les IXèmes Jeux de la Francophonie qui se tiennent en 2022 à Kinshasa, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a été surpris au niveau du croisement des avenues ex-24 Novembre, aujourd'hui Lwambo Makiadi, et Boulevard du 30 Juin, de la réaction de la population.

Au lieu de crier "Béton" comme elle le faisait d'habitude, cette même population a scandé, durant le passage de ce cortège, "Gouvernement... Gouvernement... Gouvernement...".

Une manière pour elle de manifester son ras-le-bol face aux difficultés socio-économiques catastrophiques qu'elle traverse. Et au moment où cette population attend la sortie de l'équipe Sama Lukonde pour trouver des solutions à cette crise, rien n'est fait, 55 jours après la nomination du successeur de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Il s'agit d'un message fort à l'endroit de Félix Tshisekedi dont le taux de popularité a sensiblement baissé. Surtout qu'une réaction similaire a été faite la semaine dernière vers Matadi Kibala, alors qu'il se rendait à l’église Kimbanguiste, au Kongo Central qui célébrait son Centenaire, dans sa ville sainte de Nkamba.

Bien avant cela, le président intérimaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), Jean-Marc Kabund A Kabund, avait réuni les députés nationaux membres de l’Union sacrée, jeudi 8 avril 2021 pour parler justement de la sortie du gouvernement Sama Lukonde.

Il leur a rassuré que rien n’est au centre du blocage pour la sortie du gouvernement, encore moins un problème politique.

Il a poursuivi que ledit gouvernement sera publié dans un laps de temps, soit dans "quelques heures".

Pour justifier le retard observé, il a rappelé qu’ "il y a des pays occidentaux qui font une année ou deux pour sortir un gouvernement", tout en reconnaissant que ces pays ont certes des administrations fortes, mais aussi les problèmes qu’ils rencontrent sont les mêmes".

Par rapport à la taille, "il était d’abord question d’une équipe de 47 ministères, et 55 plus tard, pour des raisons de réglage du nombre de cette même équipe gouvernementale.