Wafuana et Lwakabwanga rétrogradés, Fatshi nomme Erick Nyindu, nouveau chef de sa com




Wafuana et Lwakabwanga rétrogradés, Fatshi nomme Erick Nyindu, nouveau chef de sa com







La purge à la présidence commence par le service de communication et la direction de la presse présidentielle dans le cadre du réaménagement du cabinet du chef de l’État. Les deux serives ont brillé par l’incompétence notoire confondant le militantisme à leur job de communicant.

Après la honte étalée sur la place publique en se contredisant sur une question délicate ( réplique contre l’épiscopat) qui ne relève pas pourtant, à première vue, de leur compétence, le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi a décidé de balayer la cour. Première décision, la fusion de deux services ( communication et presse présidentielle) en un seul dénommé désormais « la Cellule de communication présidentielle » et deuxièmement, la nomination d’un seul animateur qui va coordonner le tout. Et le dévolu a été porté sur Erick Nyindu, un brillant et chevronné journaliste, ancien de TV 5 et Vox Africa.

« Le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a pris, ce vendredi 5 mars, deux ordonnances. La première ordonnance porte sur l’organisation et le fonctionnement du cabinet du Président de la république. Ce texte apporte un réaménagement des différents services de la présidence de la république. Parmi les changements figure la fusion des services de la presse présidentielle et celle de la communication. Aux termes de la deuxième ordonnance, le Président de la république a nommé Erick Nyindu Directeur de la cellule de communication de la présidence de la république.M. Erick Nyindu est un journaliste professionnel ancien de TV5 et VOA basé à Bruxelles », peut-on lire sur la page Facebook de la présidence de la République.

Fatshi sanctionne ses communicants



Le message est sans équivoque. Le chef de l’Etat en a eu marre du rendement controversé des directeurs de la presse présidentielle et de la communication présidentielle. Après deux ans de service, il a déchargé les deux chefs d’équipes des tâches liées à son image de marque.

Bien avant le 07 mai 2020, il avait confié la mission à son assistant, Michée Mulumba, pour visualiser et trier toutes les images présidentielles avant leur publication. «…aucune publication des images vidéos ou photographiques présidentielles ne sera tolérée sans l’avis préalable de l’Assistant du VIP/HE, Monsieur Michée Mulumba, qui a été désigné pour visualiser et trier des images avant toute publication ».

Le signataire de la note circulaire, responsable de la Coordination de la sécurité interne au cabinet du chef de l’Etat, Dr A. Didier Battoapala Mafuta avait même prévenu que tout contrevenant à cette disposition encourra des sanctions disciplinaires sévères.

L’arrivée de Erick Nyindu, un désaveu pour Jean Pierre Wafuana et Abraham Lwakabwanga ?



Abraham Lwakabwanga

Un désaveu ou une sanction pour incompétence. Les mots manquent pour trouver une explication à cette décision du chef qui laisse comprendre que ses deux services ont failli. En plus, la clameur publique sur les dérives repetées de la presse présidentielle peut avoir poussé le président à opter pour cette mise à l’écart.

En réalité, le président n’a pas été satisfait du rendement de ses équipes de presse et de communication, après plus de deux ans de service, au point de leur trouver un nouveau chef.

Il est clair que les principaux animateurs de la direction de la presse présidentielle et de la direction de la communication se sont illustrés par plusieurs maladresses.

A vrai dire, note un autre conseiller du chef, ils ne sont pas à leur place et ne contribuent pas, de par leur travail parfois bâclé, au rayonnement de l’image de marque du président de la République dans l’opinion.

Chaque jour qui passe, il y avait un florilège des critiques acerbes contre ces deux services à la base du flop de la communication du président. Combien de fois, on n’a pas décrié les fautes d’orthographe et de grammaire dans les messages postés sur le compte Twitter officiel de la présidence de la République et dans certaines dépêches remises à la presse. De la conception de la stratégie de communication à la gestion des médias, il y avait énormément des choses à redire.