Supposé détournement de fonds à l’EPST : le procès renvoyé au 9 mars




Supposé détournement de fonds à l’EPST : le procès renvoyé au 9 mars






Le procès en rapport avec le supposé détournement des fonds alloués à la gratuité de l'enseignement de base s'est ouvert ce vendredi 05 mars à la prison centrale de Makala. Michel Djamba Kaombe, inspecteur général de l’EPST et Delon Kampay, directeur national du service de contrôle et de paie des enseignants (SECOPE) comparaissaient devant la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe siégeant en audience foraine. L'audience du vendredi 5 mars était consacrée à l'instruction de la cause.

Michel Djamba Kaombe fait face à trois chefs d'accusation. Le premier est le fait d'avoir, étant inspecteur général de l'EPST, détourné, au préjudice du trésor public, une somme globale de 560 millions 40 mille FC, destinés à la fourniture des biens et services qui se trouvent entre ses mains, en vertu de sa charge ; le deuxième chef d'accusation, c'est le fait d'avoir, dans les mêmes circonstances de lieu que ci-dessus, le 06 juin 2019, étant inspecteur général de l'EPST, détourné, au préjudice du trésor public, une somme globale de 348 658 350 FC, somme destinée à la charge des fournitures de bureaux de l'inspection générale de l'EPST qui se trouvait entre ses mains en vertu de sa charge. Il a produit des faux reçus pour justification ; le troisième chef d'accusation mis à sa charge est le fait d'avoir, toujours dans les mêmes circonstances de lieu, détourné, au préjudice du trésor public, une somme globale de 11 727 178 453 FC., somme retirée de manière irrégulière auprès du comptable public", a dit le procureur général.

Après avoir procédé à l'instruction du dossier pour les faits reprochés au prévenu Michel Djamba Kaombe , la Cour était sur le point d'instruire la cause en ce qui concerne Delon Kampay. Mais, ce dernier prévenu a fait savoir à la Cour son incapacité de tenir pendant l'instruction, incapacité due à son état de santé et à son âge avancé. Le report a été accordé après un débat entre le ministère public, la partie civile et les avocats du prévenu.

Ainsi, la Cour a décidé de renvoyer l'affaire au 9 mars prochain. Ce procès fait suite aux révélations de l'inspection général des finances ( IGF), sur les magouilles au ministère de l'enseignement primaire secondaire et technique (EPST).