« Le prochain gouvernement doit être celui des reformes » (G13)




« Le prochain gouvernement doit être celui des reformes » (G13)





"La réussite de l'Union sacrée est conditionnée par la réussite des réformes", proclame le député national Delly Sessanga, membre du G13 (groupe de 13 parlementaires et personnalités politiques et de la société civile).

Reformes économiques, politiques et sécuritaires

Et ces reformes, énumère-t-il, sont d'abord d'ordre "économiques et fiscales en vue de passer de gap de 4 milliards de dollars qu'on arrive plus à depasser. Si on ne dépasse pas ce gap là, il n'y a rien de plus important qu'on puisse faire dans ce pays", prévient l'élu de Luiza (Kasaï central).

"II y a ensuite l'atteinte des reformes institutionnelles et électorales qui nous ont pris du temps et ont déchiré le pays", souligne-t-il

"Et enfin, il y a des reformes essentielles à conduire dans le domaine de la sécurité et de la paix dans notre pays endeuillé depuis de longues années", note ce membre du G13.

Le code des 3C

Et Dellly Sessanga de lancer "le code sur lequel le gouvernement doit fonctionner. Ce sont les 3C : la confiance de la population dans la capacité à conduire les réformes, la crédibilité du gouvernement dans la capacité à démarrer immédiatement ces réformes mais aussi le mot-maître du G13, à savoir le consensus sur ses réformes pour qu'elles soient une réussite et une efficacité de l'action de nos pouvoirs publics", indique celui qui est bien conscient qu'""au delà de la volonté, il faut du courage pour mener les réformes".

Et de lâcher : "le Premier ministre a donné (de croire) qu'il prend la mesure des défis. Nous sommes confiants que le gouvernement qui sera mis en place, s'il fait siennes ces exigences de réformes dans le temps qui nous est imparti, alors le peuple peut attendre quelque chose des pouvoirs publics", fait-il observer.

G13, gardien du temple Union sacrée

"Le G13 a été l'union sacrée avant la lettre. Néanmoins, le G13 demeure l'esprit et la lettre de ce que devrait être l'union sacrée: les réformes", formule Delly Sessanga avant de lancer que "ce n'est pas l'euphorie du partage équitable et équilibre du pouvoir".