Le Parlement européen appelle à l’organisation « d’un processus électoral crédible en 2023 »




Le Parlement européen appelle à l’organisation « d’un processus électoral crédible en 2023 »






À travers un document dont une copie est parvenue à la rédaction d’Actu30.cd ce mardi 16 mars, le Parlement européen s’indigne de la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo.

En dehors de la situation sécuritaire, l’organe délibérant de l’Union européenne appelle le gouvernement de la République Démocratique du Congo à tenir les élections crédibles à l’horizon 2023.

« Le Parlement européen souligne qu’il importe d’organiser un processus électoral crédible en 2023 et de garantir une sécurité durable dans l’Est de la RDC », peut-on lire dans ce document portant résolution du Parlement européen datée du 11 mars 2021.

Cette institution européenne, par ailleurs, condamne avec la plus grande fermeté l’assassinat de l’ambassadeur d’Italie en RDC, Luca Attanasio, de son chauffeur de circonstance, Mustapha Milambo et de son garde-corps, Vittorio Lacovacci. Ces derniers ont été tués le 22 février dernier dans une embuscade tendue par des hommes armés près de la ville de Goma, au Nord-Kivu.

À cet effet, le Parlement européen a exprimé sa plus profonde sympathie aux familles des victimes, au gouvernement italien et au personnel national du Programme Alimentaire Mondial (PAM) dont faisait partie le chauffeur tué.

Dans le dossier du meurtre de deux experts de l’ONU et de leur interprète congolais, le Parlement européen prie instamment le président Félix Tshisekedi de « respecter son engagement à veiller à ce que les responsables des assassinats des enquêteurs des Nations-Unies, Zaida Catalán et Michael Sharp ainsi que de leur interprète Betu Tshintela répondent de leurs actes ».

En République Démocratique du Congo, le débat sur les élections de 2023 a été remis sur le tapis. Les évêques catholiques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) ont rappelé aux autorités congolaises la nécessité d’organiser les élections en 2023.

En réaction, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) avait affirmé que son parti tient à aller aux élections en 2023. Cependant, il faut que cela soit précédé par le recensement général de la population, avait-il dit.