La DGI fixe l’opinion sur la nature et les raisons de la grève observée dans les trois régies financières




La DGI fixe l’opinion sur la nature et les raisons de la grève observée dans les trois régies financières







Les agents de la DGI qui ont initié la grève ne revendiquent nullement le départ de leur DG ni la mauvaise gestion de ce dernier. Mais, ils réclament à l’Etat congolais le paiement de trois mois d’arriérés de leurs primes ainsi qu’un mois de la prime de plus value.

Ces précisions ont été apportées au cours d’un point de presse tenu ce lundi 15 mars 2021 au siège de la Direction Générale des Impôts à Kinshasa.

Depuis le 8 mars 2021, il s’observe une grève des agents de trois régies financières à savoir la Direction Générale des Impots( DGI), la Direction Générale de Recettes Admiratives et Domaniale (DGRAD) et la Direction Générale de Douanes et Accises(DGDA).

D’après le Chef de Bureau Communication et Vulgarisation de la DGI, Mack Makadi, contrairement à une certaine opinion qui a diffusé de fausses informations, le DG de la DGI, Barnabé Muakadi, n’est pas responsable de ce retard de paiement.

De même, les responsables de deux autres régies financières ne sont pas non plus à la base de ce retard.

La même source renseigne que chacune de trois régies a une assignation à atteindre à la fin de chaque mois.

« Sur base des réalisations de chaque régie à la fin du mois, le Gouvernement rétrocède 5% de primes de mobilisation. Et cet argent permet à ces régies mobilisatrices de recettes de payer leurs fournisseurs, les primes des agents. Mais, depuis le mois de janvier, rien n’est rétrocédé; d’où la grève déclenchée par l’intersyndicale de ces régies financières dans le but de pousser l’Etat à honorer cet engagement ».

Ainsi donc, l’intersyndicale exige la réponse aux trois revendications avant de lever la grève dans ces régies financières.

D’abord, le Gouvernement doit s’acquitter du paiement des arriérés de trois mois de rétrocession à ces régies financières.

Pour l’intersyndicale de la DGI, il n’est pas juste de priver les agents de leurs primes alors qu’ils mobilisent les recettes que le Gouvernement dépense.

Ensuite, l’intersyndicale trouve injuste que les agents du ministère du budget et finances bénéficient d’une prime qui est de loin supérieure à celle des agents de régies financières alors que ce sont ces derniers qui se poumonent pour renflouer les caisses de l’Etat.

Face à cette attitude de « deux poids, deux mesures », ils exigent que leur prime soit égale à ceux des agents du Budget et Finances.

Enfin, spécialement pour la DGI qui a mobilisé au moins 400 milliards de francs congolais au mois de décembre 2020, les agents exigent le paiement de la plus value sur le dépassement de ces recettes.

En effet, pour chaque dépassement des recettes réalisées, les agents ont droit au 6% de ce dépassement, une façon de motiver les agents à produire plus.

Toutes ces revendications ont été remontées au ministre du Budget et Finances qui n’ont pas encore donné une suite favorable.

« Au ministère du Budget, on signale que ces primes n’étaient pas alignées dans le budget et il faut trouver une solution pour apurer ce retard », a indiqué Mack Makadi de la DGI.

Qu’à cela ne tienne, l’intersyndicale tient mordicus à mettre l’Etat congolais face à ses responsabilités. Car au nom du principe de non affectation, ces agents de régies mobilisatrices ne peuvent pas eux-mêmes couper à la source. Mais en retour, l’Etat a l’obligation de leur rétrocéder ce qui leur est dû.