Débat sur l'éligibilité des candidats présidents de la République : Bokolombe tacle Noël Tshiani




Débat sur l'éligibilité des candidats présidents de la République : Bokolombe tacle Noël Tshiani






La proposition de loi portant sur les conditions d’éligibilité des candidats présidents de la République en RDC, initiée par Noël Tshiani, candidat malheureux à la présidentielle de 2018, suscite plusieurs réactions.

L’une des plus musclées est celle du député national Sam Bokolombe Batuli. Sur Twitter, le proche de Moïse Katumbi a qualifié de diversion ce débat identitaire sur l’éligibilité à la fonction de chef de l’État. Il a souligné, sans le nommer, que Noël Tshiani joue au pyromane.

Le juriste distingué pense que l’ancien fonctionnaire international devrait plutôt proposer des pistes de solutions pour éradiquer la corruption et les détournements de deniers publics qui font saigner le trésor public, au lieu d’évoquer la problématique d’identité qui, à ses yeux, ne va pas résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les Congolais au quotidien.

« En tant que norme de régulation sociale, le droit a pour vocation de résoudre les problèmes sociaux. Le Congolais lambda est préoccupé par la corruption et les détournements de deniers publics qui saignent le Trésor », a-t-il noté en s’interrogeant sur le véritable objectif visé par cette proposition de loi.

A l’inverse, Noël Tshiani se dit victime des attaques personnelles de la part de ceux qui considèrent que sa proposition de loi est taillée sur mesure.

« Quelques corrompus s’attaquent à ma personne et à ma proposition de limiter l’accès à la présidence de la RDC aux Congolais nés des mères et pères congolais. Ils mettent leur intérêt privé avant l’intérêt général. Je défends la souveraineté nationale et la dignité de mon peuple », s’est-il défendu.

S’agissant de sa prétendue intention de fouler aux pieds les prescrits de l’article 72 de la Constitution, M. Tshiani y a apporté la lumière.

« Je ne m’attaque pas à la Constitution. Je voudrais qu’on intègre nos réalités dans la Constitution comme en Europe ou aux USA. Obama et Clinton étaient éligibles, mais Kissinger, Albright et Schwarzenegger non éligibles. Ils sont tous américains pourtant », a-t-il précisé.