Coopération Qatar-RDC : « Le chef de l’État n’est-il pas en train d’ouvrir les portes au terrorisme mondial ? » (Barnabé Kikaya)




Coopération Qatar-RDC : « Le chef de l’État n’est-il pas en train d’ouvrir les portes au terrorisme mondial ? » (Barnabé Kikaya)






Kikaya Bin Karubi


Vingt-quatre heures après la signature de l’accord entre Doha et Kinshasa , le professeur Barbnabé Kikaya Bin Karubi est revenu sur la question sans cacher ses craintes.

Dans une interview accordée à 24H CD, Barnabé Kikaya se dit inquiet vis-à-vis du risque que court la RDC, car pour lui, le Qatar est l’argentier numéro un du terrorisme mondial.

« Les Émirats Arabes Unis et le Bahreïn, pays frontaliers au Qatar viennent de fermer leurs frontières avec ce dernier à cause de son financement du terrorisme. C’est plus que clair Daesh, Al Qaida tout comme les frères musulmans en Égypte sont financés par l’argent du Qatar. Le Qatar est le financier numéro un du terrorisme mondial. Les troubles à l’Est, le tueries à l’Est viennent d’être déclarés par les USA, l’oeuvre du terrorisme mondial, alors, que le chef de l’État aille signer des accords avec l’argentiner du terrorisme mondial, il y a de quoi s’inquiéter. Ça c’est trahir le sang de ceux qui sont entrain de mourir à l’Est . (…) le chef de l’État n’est-il pas entrain d’ouvrir les portes au terrorisme mondiale ? », s’est-il interrogé par la suite.

Par ailleurs, ce spécialiste de la politique internationale met en garde le Chef de l’État et sa suite en séjour de travail à Doha. « Tout ce que je fais, c’est mettre en garde le chef de l’État ainsi que ceux qui l’accompagnent. Qu’ils ouvrent les yeux et ne signent pas n’importe quoi, parce que les organisations terroristes attendent et si on se base sur ce que nous voyons dans notre région en Somalie, au Mozambique ou au Yémen, je crois que c’est un danger ».

A travers un rapport, les Etats-Unis ont cité les ADF qui opèrent en RDC comme une ramification de Daesh en Afrique ; cette interpellation de Barnabé Kikaya doit être comprise comme une sonnette qui puisse pousser les autorités congolaises à être vigilantes sur les clauses des accords qui les lient au Qatar.

Rappelons que Kinshasa et Doha ont conclu une série d’accords dans plusieurs domaines visant un cadre général de coopération économique, commerciale et technique. Dans ce partenariat avec son nouvel allié, Kinshasa bénéficiera de la sécurité ainsi que de la protection des investissements.