USN: Bruxelles soutient Tshisekedi, mais sous condition




USN: Bruxelles soutient Tshisekedi, mais sous condition






Réunie lundi 8 février à Bruxelles, lors d’une réunion de travail bilatérale avec le Haut Représentant de l’Union européenne (UE), la Vice-Première ministre et Ministre des Affaires européennes, Sophie Wilmès a assuré que leur soutien à la République Démocratique du Congo(RDC) restait ”très active” quand il s’agit de soutenir en RDC le respect des droits humains, la lutte contre la corruption ainsi que la lutte contre l’impunité.

A l’en croire, la Belgique soutient le président Tshisekedi dans ses efforts visant à dégager une ”nouvelle dynamique” politique en RDC. Par contre, ce soutien, est conditionné au respect de la Constitution, à l’aboutissement de réformes bénéficiant à la population congolaise mais aussi à la préparation adéquate du scrutin de 2023.

L’UE entre soutien et inquiétudes

La Belgique étant préoccupée par les élections en 2023, prévient Tshisekedi qui, depuis samedi, assure la présidence de l’Union Africaine. Parmi les dossiers qui nécessitent une attention particulière, une réforme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) visant à la préparation adéquate du scrutin mais aussi la réforme du secteur de la sécurité.

« La Belgique est très active quand il s’agit de soutenir en RDC le respect des droits humains, la lutte contre la corruption ainsi que la lutte contre l’impunité. En ce qui concerne ce dernier point, notre pays en appelle à une plus grande implication de l’UE en RDC, notamment dans la réforme du secteur de la sécurité. Cet engagement européen est d’autant plus important que la MONUSCO, la mission des Nations unies en République démocratique du Congo, procède à un retrait progressif. »

Relations entre l’Europe et l’Afrique

Toute en gardant son rôle de médiateur en cas de conflit et de facilitateur, la Belgique souhaite que les relations entre UE et l’Afrique soient revitalisées afin que l’europe puisse mieux appréhender certaines considérations ou priorités africaines .

« La Belgique a toujours soutenu l’Union africaine dans son rôle de médiateur en cas de conflit et de facilitateur, sur le terrain, dans les processus de paix. Ce fut également le cas au cours du mandat que nous venons de terminer au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. La Belgique souhaite que les relations de l’UE avec l’Afrique soient revitalisées afin que l’Europe puisse mieux prendre en considération les priorités africaines. »

La Vice-Première ministre et le Haut représentant Borrel ont, pour finir discuté, de la nouvelle stratégie de l’Union européenne à l’égard du Sahel où la Belgique soutient l’élaboration d’un « pacte politique » entre l’UE et les pays du G5.