Réapparition d'Ebola au Nord-Kivu : plus de 70 contacts du premier cas déjà identifiés






Plus de 70 contacts du premier cas d'Ebola signalé au Nord-Kivu ont déjà été identifiés. Révélation faite dans un communiqué de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) pour l'Afrique. Ce travail a été rendu possible avec le déploiement de l'équipe épidémiologique de l'OMS dans la zone. La désinfection des sites visités par les patients est également en cours.

« L'expertise et les capacités des équipes sanitaires locales ont été essentielles pour détecter ce nouveau cas d'Ebola et permettre une réponse rapide », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. L'OMS réitère son apport de soutien aux autorités sanitaires locales et nationales pour retracer, identifier et traiter rapidement les contacts afin de freiner la propagation du virus.

Le ministère de la santé de la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé dimanche 7 février 2021 qu'un nouveau cas d'Ebola a été détecté à Biena, localité située en territoire de Lubero près de la ville de Butembo, une ville de la province du Nord-Kivu, où une précédente épidémie avait pris fin en juin 2020.

La branche de Butembo de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB) a confirmé la présence du virus Ebola dans des échantillons prélevés sur une patiente présentant des symptômes similaires et qui s'était rendue dans un centre de santé local pour se faire soigner. La femme était l'épouse d'un survivant du virus Ebola. Elle est décédée depuis.

Butembo était l'un des épicentres de la précédente épidémie d'Ebola dans l'Est de la RDC. Il est fréquent que des cas sporadiques surviennent à la suite d'une épidémie majeure.

Selon le communiqué de l'OMS, ce cas a été détecté grâce « aux capacités locales considérables qui ont été mises en place lors de la précédente épidémie ». Les autorités sanitaires de la province du Nord-Kivu dirigent la réponse actuelle avec le soutien du ministère de la Santé et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). L'OMS a assuré la formation des techniciens de laboratoire, des personnes chargées de la recherche des contacts et des équipes de vaccination locales, et a établi un dialogue avec les groupes communautaires pour les sensibiliser à la maladie à virus Ebola et mettre en place un programme pour les survivants.

Des échantillons prélevés sur le patient porteur du virus Ebola ont été envoyés au laboratoire principal de l'Institut national de recherche biomédicale à Kinshasa pour un séquençage du génome afin d'identifier la souche du virus Ebola et de déterminer son lien avec l'épidémie précédente.

La dixième épidémie d'Ebola en RDC, qui a duré près de deux ans, était la deuxième plus importante au monde. Lorsqu'elle s'est terminée, on comptait 3.481 cas, 2.299 décès et 1.162 survivants.

La réponse à l'épidémie avait été particulièrement difficile, en raison de l'insécurité qui a perturbé les efforts d'urgence, précise ce communiqué de l'OMS.