Le démon du bicéphalisme hante la Fénacoju, le ministère des Sports et le COC appelés à s’impliquer




Le démon du bicéphalisme hante la Fénacoju, le ministère des Sports et le COC appelés à s’impliquer







Le sport congolais est-il condamné à vivre éternellement le bicéphalisme ? La question mérite d’être posée tant le démon du bicéphalisme, nous dirions mieux, la division continue à hanter le mouvement sportif congolais. Après le Karaté, le Volley-ball, le Judo, le Catch en ont fait le frais. Et le Judo est en voie de revivre le bicéphalisme à la Fénacoju si l’on y prend garde.

Ce que l’on doit retenir du bicéphalisme dans le sport congolais et ses lourdes conséquences

Le bicéphalisme, comme le mot l’indique bi=double. Dans le langage du mouvement sportif congolais, le bicéphalisme n’est rien d’autre que le dédoublement né d’une division. Et de division ou bicéphalisme, on en a connu en RDC et leur simple évocation fait mal parce que cela avait sérieusement affecté le sport congolais. Pratiquement tous les niveaux étaient affectés. Certaines ligues avaient enregistré le bicéphalisme. C’est notamment la ligue de karaté de Kinshasa et la ligue d’athlétisme de Kinshasa. Les fédérations sportives quant à elles, en ont connu de plus durs. C’est notamment à la Fédération de Karaté Do du Congo ‘’Fékaco’’en 2009 jusqu’en 2011. D’un côté on avait le comité qui était présidé par Armand Kitenge Lubanda et de l’autre côté, le comité présidé par Edo Kiaku Mbuta. Le malheur de cette situation avait sérieusement affecté le karaté congolais sur le plan international. Le Comité Olympique Congolais ‘’COC’’ ne reconnaissait que le comité A. L Kitenge tandis que l’administration du sport ne reconnaissait que celui présidé par Edo Kiaku Mbuta. Dans l’entretemps, le même Edo Kiaku Mbuta jouissait de la reconnaissance de l’Union des fédérations Africaines de Karaté ‘’UFAK’’. Aux Jeux Africains de Maputo au Mozambique en 2011, la délégation du karaté qui effectua le déplacement n’a pas été admis. Il a fallu un ordre de mission spécial à Edo Kiaku Mbuta dépêché d’urgence à Maputo pour que la délégation soit admise. Outre le karaté, il y a bicéphalisme à la Fédération de Volley-ball du Congo ‘’Févoco’’.

On avait d’un côté le comité présidé par Ijila Yav Jean Luc et de l’autre côté, le comité présidé par Beya jean. L’on a connu pendant cette période deux coupes du Congo dont l’une jouée à Kinshasa et l’autre à Lubumbashi. Conséquence, les équipes championnes de deux camps antagonistes n’avaient été admises en compétitions africaines des clubs. A la fédération congolaise de catch, l’on a connu également deux comités distincts. L’un adepte du catch sans fétiche et l’autre adepte du catch avec fétiche ou style congolais. Il a fallu du temps pour mettre les deux camps ensemble. A la Fédération Nationale Congolaise de Judo ‘’Fénacoju’’ on a connu également le bicéphalisme. D’un côté il y avait le comité présidé par feu Francis Bimwala et de l’autre côté les dissidents regroupés au sein de la Fénajuco. Cette situation avait divisé les judokas. L’équipe nationale était prise en otage par le camp Bimwala et cette situation a desservi plus que servi le judo congolais. Pour décanter la situation, le recours à la Fédération Internationale de Judo ‘’FIJ’’ et de l’Union Africaine de Judo ‘’UAJ’’ s’est avéré nécessaire. Ces deux institutions internationales avaient dépêché leur délégué sur place supervisé les élections.

A l’issue de ces assises M. Dominique Makobo a été élu président. Le bicéphalisme avait atteint son paroxysme en atteignant le COC qui est la fédération des fédérations. D’un côté, l’on avait le président Beya wa Kabenga et de l’autre, tout le reste du comité. Il a fallu l’intervention du CIO pour que la sérénité revienne.

L’ombre du bicéphalisme plane à la Fénacoju

Chasser le naturel, il revient vite au galop. Le judo congolais court présentement un grand risque de dislocation. A la fin du mandat du comité Makobo, les choses ont commencé encore à se gâter à la Fénacoju. Vint les élections prévues fin 2020. Le jour ‘’J’’rien n’a marché. Il s’est posé un réel problème de délégués devant prendre part à ces élections. Les élections ont été renvoyées sine die.

Et depuis, le camp Me Bobo Mbongo s’oppose au camp Me Freddy Elonga. Tant qu’il n’y aura pas ces élections, la situation reste confuse. C’est ici que le ministère des sports et le COC doivent s’impliquer pour qu’avec le concours de la FIJ et de l’UAJ, ces élections aient lieu le plus rapidement possible. L’ombre du bicéphalisme est déjà là et risque de s’enraciner. Et une fois de plus ça ne sera pas pour le bien du judo congolais mais bien le contraire.