Ebola : les enquêtes des épidémiologistes de l'OMS se poursuivent à Biena




Ebola : les enquêtes des épidémiologistes de l'OMS se poursuivent à Biena






Les épidémiologistes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sont en train d’enquêter à Biena à Butembo au Nord-Kivu où « plus de 70 contacts ont été identifiés », écrit le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué daté dimanche de Brazzaville.

« La désinfection des sites visités par le patient est également en cours », ajoute l’OMS soulignant que Butembo « était l’un des épicentres de la précédente épidémie d’Ebola dans l’Est de la RDC » et qu’il « n’est pas rare que des cas sporadiques surviennent après une épidémie majeure ».

Ce nouveau cas a été enregistré après l’annonce le 18 novembre 2020 de la fin officielle de la onzième épidémie de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Équateur dans le Nord-Ouest qui a causé la mort de 55 personnes sur 130 cas recensés.

C’est le 16 octobre 2020 que le dernier malade d’Ebola avait été déclaré guéri dans cette province congolaise.

La dixième épidémie d’Ebola, la plus meurtrière en RDC a été déclarée le 1er août 2018 dans l’Est du pays. Sa fin a été officiellement déclarée le 25 juin 2020 : « Il y avait 3 481 cas, 2 299 décès et 1 162 survivants », selon des chiffres de l’OMS.

Pour enrayer cette 10e épidémie, la RDC avait eu recours pour la première fois, à la vaccination sur plus de 320 000 personnes dans cette zone instable, avec deux vaccins de deux laboratoires différents (Merck et Johnson&Johnson).

La même stratégie avait été utilisée pour venir à bout de la 11ème épidémie qui s’était déclarée dans une région difficile d’accès de la province de l’Equateur dans le nord-est.

Identifié en 1976 par Peter Piot et une équipe internationale dont le professeur congolais Muyembe, le virus Ebola se transmet à l’homme par des animaux infectés.

La transmission humaine se fait par les liquides corporels, avec pour principaux symptômes des fièvres, vomissements, saignements, diarrhées.

Depuis la grande épidémie de 2013-2016 en Afrique de l’Ouest (11 000 morts), et l’exportation de quelques cas en Occident via des humanitaires, l’OMS redoute à chaque résurgence d’Ebola une propagation du virus dans le monde.

L’agence onusienne avait d’ailleurs élevé la précédente épidémie dans l’Est au rang d’urgence sanitaire internationale.La RDC fait aussi face à l’épidémie de Covid-19 avec 23 599 cas et 681 décès.