Désignation du successeur de Corneille Nangaa: « Les églises décident souverainement de celui qui va diriger la CENI », Christophe Mboso




Désignation du successeur de Corneille Nangaa: « Les églises décident souverainement de celui qui va diriger la CENI », Christophe Mboso






Le bureau de l’Assemblée Nationale conduit par Christophe Mboso son président poursuit sa tournée auprès des chefs des confessions religieuses. Jeudi 18 février, les membres du bureau de la chambre basse du parlement ont rencontré les représentants de l’Église de Réveil du Congo (ERC) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), après l’étape de Laurent Monsengwo. Pour le speaker de l’Assemblée Nationale, cette initiative rentre dans le cadre de la politique de proximité décidée lors de sa campagne électorale.

« Le peuple congolais est en grande partie des croyants. Et entant qu’élus qu’ils ont mandatés au parlement, nous sommes venus demander leur accompagnement et prières pour le Chef de l’État Félix Tshisekedi et pour tous les travaux qui seront réalisés à l’Assemblée Nationale durant tout le temps qui nous reste », avait motivé Christophe Mboso.

Cet objectif a une fois de plus conduit son bureau au Centre d’accueil kimbanguiste vendredi 19 février à Kasa-Vubu où il (bureau de l’Assemblée Nationale) a rencontré le représentant légal de l’église kimbanguiste.

« (…), nous sommes venus solliciter les prières de l’église kimbanguiste pour que nos travaux à l’Assemblée Nationale soient bénis par Dieu et pour que tous les chrétiens de l’église kimbanguiste soutiennent le Chef de l’État, prient pour le Congo, le peuple congolais et les institutions du pays ».

À lui d’ajouter, « la question n’est pas encore à l’ordre du jour. Les églises décident souverainement sur celui qui doit diriger la CENI, sans influence du bureau de l’Assemblée Nationale », répondant ainsi à la question de savoir si ces rencontres avec les confessions religieuses ne cachaient t-elles pas la carte sur celui qui va succéder à Corneille Nangaa.

Rappelons-le, cette question a été à la base de la tension au pays entre formations politiques, divisées sur le choix de Ronsard Malonda désigné « dans des circonstances obscures » pour succéder à Corneille Nangaa sans qu’il ne soit entériné par le Chef de l’État jusqu’à ce jour.