Pétitions contre le bureau d’âge : le PPRD François Nzekuye qualifie la décision de la haute Cour d’un « arrêt fabriqué dans des officines politiques »




Pétitions contre le bureau d’âge : le PPRD François Nzekuye qualifie la décision de la haute Cour d’un « arrêt fabriqué dans des officines politiques »






François Nzekuye


Le député national du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), François Nzekuye, ne digère pas l’arrêt rendu par la haute Cour ne permettant pas l’examen de la pétition contre les membres du bureau d’âge dirigé par Mboso N’kodia.

Selon cet élu de Rutshuru, dans le Nord-Kivu, l’arrêt de la Cour constitutionnelle rendu le 15 janvier dernier comporte des motivations politiques

« La cour constitutionnelle vient de nous démontrer que vous pouvez gérer l’argent de l’Etat sans rendre compte. Que vous pouvez répondre à une question que personne ne vous a posée. Que deux articles de la constitution peuvent co-exister en se contredisant [article 101, alinéa 5 et article 110, alinéa 4, ndlr] », a-t-il dit à Actu 30 CD ce lundi 18 janvier 2021.

Et d’ajouter : « Que le règlement intérieur peut être déclaré conforme à la constitution et à même temps violer la constitution. Nous vivons la décadence de la justice. La politique régente tout. Le Parlement est devenu une caisse de résonnance, les cours et tribunaux rendent des arrêts fabriqués dans des officines politiques ».

Par ailleurs, note François Nzekuye, le peuple n’a pour dernier recours « que l’application de l’article 64 pour barrer la route à la dictature si on ne veut pas que le pays succombe dans l’anarchie ».

Pour rappel, la cour constitutionnelle dans son arrêt rendu le 15 janvier 2021, a souligné que le bureau d’âge ne peut être visé par une pétition, le considérant comme un bureau provisoire dont la mission est clairement définie.

Cet arrêt de la haute Cour faisait suite à la saisine du bureau d’âge en vue de l’interprétation des dispositions constitutionnelles et du règlement intérieur sur ses compétences, ses limites et ses droits. Cela, après que trois députés, membres du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, aient initié des pétitions contre les trois membres de ce bureau de l’Assemblée nationale.