Libération du colonel Eddy Kapend: "Que les vrais commanditaires de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila puissent être condamnés", (Moïse Moni Della)




Libération du colonel Eddy Kapend: "Que les vrais commanditaires de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila puissent être condamnés", (Moïse Moni Della)






Moïse Moni Della


Grâce à une grâce présidentielle dont ils ont bénéficié le vendredi 1er janvier 2021, le colonel Eddy Kapend et d’autres prisonniers, condamnés dans l’affaire de l’assassinat de l’ancien président de la République, Laurent-Désiré Kabila, vont retrouver la liberté. Ainsi, Eddy Kapend, ancien aide de camp de « Mzee » sera de nouveau un homme libre, 19 ans après son incarcération. Une nouvelle qui a fait vibrer le microcosme sociopolitique congolais. Des défenseurs de droit de l’homme, et plusieurs hommes politiques se sont réjouis de cette nouvelle, notamment Moïse Moni Della, président du parti politique « Conservateurs de la nature et démocrates » (Conade), qui s’est retrouvé derrière les barreaux sous le régime de Joseph Kabila.

"Ils étaient mes compagnons de bagne dans la République de Makala, une prison au service du pouvoir de Mr. Kabila. Pour l'éclairage du mirage et du saupoudrage du procès de l'assassinat du Mzee Kabila, il faudra une révision, étant donné qu'il y a maintenant plusieurs éléments nouveaux sur ce crime crapuleux d'un digne fils du pays. Mon souhait et celui des millions de Congolais est que les vrais commanditaires puissent être condamnés", a indiqué Moïse Moni Della à Media Congo Press (MCP).

Et de poursuivre : « ancien prisonnier ayant bénéficié d'une liberté provisoire dans le cadre de l'accord de la Saint Sylvestre, j'ai vécu les affres de la prison depuis le régime de Mobutu. J'ai été arrêté plusieurs fois avec les fondateurs, co-fondateurs et pionniers de l'UDPS, notamment Gilbert Kakonde, Serge Baluisha, Kyungu Mukange,.... et Maman Pakassa du Palu; avec comme compagnons Jean-Claude Muyambo, Eugene Diomi, Frank Diongo, Bertrand Ewanga, Gecoco Mulumba. Eddy Kapend, Leta Magassa, Général Alamba, Firmin Yangambi. Je n'oublie pas ceux qui ont été arrêtés arbitrairement avant ou après moi pour le combat de l'instauration de la démocratie ».

Enfin, Moni Della a déclaré mesurer à juste titre la portée historique, humanitaire et sanitaire de cette décision de libérer les prisonniers dans l'affaire Laurent-Désiré Kabila.