Jonas Tshiombela : "La dissolution de l'Assemblée nationale n'est pas à exclure"




Jonas Tshiombela : "La dissolution de l'Assemblée nationale n'est pas à exclure"







Jonas Tshiombela, Coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC)


Au cours d’une interview accordée le lundi 9 novembre 2020 à Media Congo Press (MCP), le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC), Jonas Tshiombela, a estimé que la dissolution de l'Assemblée nationale n'est pas à exclure. Il pense même que la crise actuelle peut permettre au Chef de l'Etat de prendre cette décision.

Cette réaction fait suite à la déclaration du Front Commun pour le Congo (FCC), du dimanche 08 novembre, selon laquelle le contexte actuel ne permet pas au Chef de l'Etat de procéder à la dissolution de l'Assemblée nationale du faite de l'absence d'une crise persistante entre la Chambre basse du parlement et le gouvernement.

"La dissolution de l'Assemblée nationale ne pourra intervenir qu’en dernier ressort quand on aura tout essayé sans solution. C'est un cas de figure que l'on ne devra pas exclure. Le Chef de l'Etat, en sa qualité de garant de la stabilité, est conscient de cette réalité. Il n'a aucun intérêt à créer une crise qui risque de lui faire perdre du temps, alors qu'au finish, c'est lui qui rendra compte. Seulement, il est en face de membres de sa coalition qui ne sont pas sincère avec lui. Voilà pourquoi, nous réclamons la reconfiguration politique de l'espace de gestion de la République. Si on y arrive pas, la dissolution de l'Assemblée deviendra inévitable", a déclaré Jonas Tshiombela.

Et de poursuivre : "La crise existe bel et bien. Qu’ils se souviennent de leur dicta à leurs membres dans les institutions pour désobéir à l'invitation du Chef de l'Etat (cas du Premier ministre). Rappelez-vous de la lettre signée par les présidents des deux Chambres, lors de la prestation de serment des trois juges. La crise est là, provoquée par ceux là même qui dédoublaient les partis politiques et débauchaient facilement en toute impunité, aujourd'hui rattrapés par l'histoire".

Tout en reconnaissant au chef de l’État son pouvoir constitutionnel de dissoudre la Chambre basse du parlement, le FCC avait rappelé, au terme de sa retraite politique des trois jours, que "si les prérogatives de cette option sont reconnues au président de la République, elles sont,néanmoins, fortement encadrées et bien déterminées par la Constitution ".