Losele Samby (FCC): « Composer en dehors de la majorité parlementaire, c’est comploter contre la République »


Losele Samby (FCC): « Composer en dehors de la majorité parlementaire, c’est comploter contre la République »









Christopher Losele Samby, secrétaire national de CDR et communicant du FCC


Les travaux du Forum de haut niveau du consensus sur la réforme électorale initié par le Centre d’appui politique Afrique-Caraïbes (CAPAC) et l’Université de Liège (Belgique) n’ont toujours pas repris depuis la suspension le 25 août dernier, en partie à cause du boycott des ténors de la coalition FCC-CACH. De même, l’initiative du groupe de 13 personnalités en quête du consensus sur les réformes électorales patinent. Pour Christopher Losele Samby, dit Tripo, secrétaire national de CDR et communicant du FCC, la coalition au pouvoir, reste un élément prépondérant à tout dans la vie politique rd congolaise.

« Composer en dehors de la majorité parlementaire, c’est comploter contre la République et mener une tentative de coup d’Etat. Il n’est nullement question de parler dialogue aujourd’hui, il est question de pérenniser les acquis électoraux. Nous sommes censés discuter au sein des institutions et non autour des personnes ».

Pour Christopher Losele, le jeu électoral actuel a déjà été validé par des millions de Congolais. « Donc, nous en appelons à nos frères de placer le curseur sur les élections à venir, de penser comment préparer nos partis politiques, nos bases à accepter des défaites et des victoires. C’est la meilleure des choses ».

Quant aux personnalités composant le groupe, dit de 13, ce jeune acteur du FCC estime qu’ils auraient dû attendre la rentrée parlementaire pour exposer leur problème.

« Il serait loyal d’en discuter au sein de l’hémicycle. C’est l’endroit idéal. Et sur ce je remercie tous ces esprits clairvoyants qui ont vu de loin cette machination et entreprennent de les interpeller. Il est temps qu’ils arrêtent leur initiative, parce qu’il y a une tribune qui s’appelle l’Assemblée nationale ».

À la question relative au fichier électoral qui doit ressortir du Fichier général de la population (FGP) que l’ONIP doit mettre à la disposition du pays au plus tard le 31 décembre 2022, une année avant les élections, M. Losele s’est exprimé en ces termes : « Nous avons organisé les élections en 2006, 2011 et en 2018 sans le recensement. Et cela a donné corps et forme à la République. Il est de bon droit aujourd’hui de réfléchir en ces termes et les autorités vont les accompagner à asseoir leur politique. Mais il faut aussi réfléchir par rapport au budget de la République. Est-ce que nous avons assez d’argent pour financer cette opération ? Le travail que compte faire l’ONIP est très important pour la République. Mais pour l’instant on doit réfléchir quatre fois avant de dire que sans l’ONIP, sans un recensement, nous ne pouvons pas organiser les élections ».