"Le FCC veut instaurer la corruption à grande échelle" avec la présidentielle indirecte (Djoli)


"Le FCC veut instaurer la corruption à grande échelle" avec la présidentielle indirecte (Djoli)









"Faire élire le président par des chambres dont la légitimité est contestée et contestable est inacceptable", estime le professeur Jacques Djoli après que certains cadres du FCC se soient dits favorables à l'élection présidentielle au suffrage indirect

Sur top congo fm, Jacques Djoli (Photo) "croit que ses amis veulent instaurer la corruption à grande échelle. Le recours à des exemples Angolais et Sud Africain sont des exemples qui n'ont rien avoir avec notre contexte".

Raison pour laquelle "je demande à Ngoy Kasanji de garder ses illusions pour lui. Le peuple Congolais conformément à l'article 64 protégera son droit."

Et d'ajouter: "toutes les réformes doivent être en cohérence avec la Constitution dans son esprit et sa lettre. La constitution dans l'article 70 prévoit que le président est élu au suffrage universel direct."

Donc, "la position de ce collègue traduit le syndrome qui le frappe, celui de conservation ou du retour au pouvoir par une stratégie de coup d'état constitutionnel visant à priver le peuple de son droit. Effacer le tableau pour revenir au pouvoir".

Alors que Ngoy Kasanji motive leur démarche par le fait d'éviter au pays les dépenses dans l'organisation des élections, Jacques Djoli qualifie de "fallacieux cet argument qui a aussi été utilisé en 2011 pour passer de deux tours à un. Je suis mieux placé pour vous dire que l'élection de 2011 était plus coûteuses", rappelle l'ancien vice-président de la CENI.

Revenir à deux tours

Membre du G13, groupe des personnalités politiques et sociales a la recherche du consensus autour du processus électoral, l'ancien sénateur relève que leur objectif "est de revenir au deuxième tour. Une élection à un seul tour dérange la base de légitimité du chef de l'État. Il a été élu par 8 millions d'électeurs sur une population de 80 millions."