L'association des métis au Congo s’oppose à la mission de la commission « vérité et réconciliation » avec l’État Belge




L'association des métis au Congo s’oppose à la mission de la commission « vérité et réconciliation » avec l’État Belge






L’association des métis au Congo (ASMECO) s’est fermement opposée à la mission assignée aux membres de la commission intitulée « Vérité et Réconciliation ».

Dans une déclaration faite ce jeudi 17 septembre 2020, à Kinshasa, cette structure qui milite pour la défense des intérêts des métisses et métis au Congo, a dénoncé l’exclusion et le non-rapprochement des victimes de l’État belge.

« Nous ne sommes pas d’accord avec cette commission Vérité et Réconciliation du faite que son intitulé est mal formulé par manque du mot Réparation car pour mieux réconcilier il faut AJ préalable réparer les préjudices causés », a déclaré Ferdinand Lokunda Lokunda Dasilva.

Le président de l’ASMECO, a également indiqué que sa structure n’acceptera pas que le travail de ladite Commission puisse se focaliser sur pendant l’époque coloniale jusqu’en 1962 car dit-il, les bavures comme Actes criminels d’abandon des enfants continus jusqu’à ce jours.

« Nous informons à la Commission qu’il y a y un Mémo qui parle de l’abandon des enfants qui était adressé à l’État Belge déposé auprès de l’Ambassade du Royaume de Belgique à Kinshasa en RD Congo en date du 05-07-2019, qui est en souffrance jusqu’à ce jour », a-t-il souligné.

Ferdinand Lokunda Lokunda, a par la même occasion, interpellé l’État congolais pour son silence devant ce dossier des abus commis par l’État Colonial dont le Pardon a été demandé par l’ancien premier ministre Belge Charles Michel.

Pour l’ASMECO, le silence observé par l’État Congolais démontre sa complicité dans ces actes jugés criminels d’abandon des enfants.

l’Association des Métis au Congo exige un rapprochement avec ladite commission avant le dépôt de leur rapport lequel est décrit tous les désidératas de l’ASMECO.