Pour l'UNC, de lourdes peines infligées à son leader, "met en exergue l'intention malveillante de nuire à sa carrière politique"




Pour l'UNC, de lourdes peines infligées à son leader, "met en exergue l'intention malveillante de nuire à sa carrière politique"







Dans un communiqué publié ce dimanche 21 juin, l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) s’est prononcée sur la condamnation de son leader Vital Kamerhe à de lourdes peines. Le parti relève le caractère "inique" du procès et estime que la condamnation de son président à de lourdes peines, "met en exergue l'intention malveillante de nuire à sa carrière politique", débutée il y a de cela trois décennies.

Pour le parti de Vital Kamerhe, le tribunal s'est largement basé sur les suppositions et était dans l’incapacité d’établir la culpabilité de son leader. Par conséquent, il s'est "contenté de reprendre le réquisitoire du ministère public tant dans sa motivation que dans son dispositif", estime l'Unc.


"Ce qui donne à penser que les juges n’ont pas fourni un effort suffisant pour instruire leur intime conviction", soutient l'UNC avant de dénoncer une fixation liée aux origines provinciales et politiques "intentionnellement faite par le tribunal" pour les renseignants qui comparaissaient sur demande de Vital Kamerhe.

L’UNC dénonce aussi le fait que le tribunal avait prononcé des décisions à l'encontre des proches de son leader alors que ces derniers n'étaient pas partis au procès. Dans sa décision, le tribunal avait exigé la saisie des fonds contenus sur les comptes d'Amida Shatur, Soraya Mpiana ainsi que ceux de Daniel Massaro, respectivement femme, belle-fille et cousin du condamné.

Par ailleurs, l'UNC (Union pour la nation congolaise) a réitéré son appartenance à la coalition Cap pour le changement (CACH) et recommandé la formalisation de son organisation.

Vital Kamerhe, président de l’UNC, a été condamné le samedi à 20 ans de travaux forcés et 10 ans d'inéligibilité pour détournement "de plus de 48 millions de dollars américains".