Diomi dit non au projet de loi Minaku "visant à soumettre le pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif"




Diomi dit non au projet de loi Minaku "visant à soumettre le pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif"








Eugène Diomi Ndongala dit non au projet de loi Minaku qui, selon lui, "vise à soumettre le pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif, en violation des équilibres de l’ordre constitutionnel".

A travers une déclaration faite dimanche 21 juin 2020, il rappelle que "nous avons assisté, entre 2006 et 2018, à la mise en place de la stratégie du coup d'Etat constitutionnel permanent qui a fait beaucoup de mal à la République Démocratique du Congo.


Dans son élan mortifère visant à limiter les libertés fondamentales des Congolais, afin de se tailler un appareil administratif et politique sur mesure, le kabilisme a, dans le passé, modifié la Constitution, afin de réduire le scrutin présidentiel de deux tours à un tour; il a essayé, en vain, de vouloir forcer la main à la Constitution, afin de faire passer les modifications du nombre et de la durée des mandats présidentiels. Et c’est seulement grâce à l’opposition courageuse des citoyens qui sont descendus dans la rue pour manifester leur hostilité à ce projet dictatorial que nous avons obtenu le rétropédalage des experts kabilistes défenseurs de la tristement célèbre thèse de « l‘ination de la nation face à la non reconduction de leur champion [Kabila] à la présidence de la République », pour la troisième fois…

Malheureusement, cette situation de grave menace à l’ordre constitutionnel, tel que garanti par les articles 149 et ss. de la Constitution, risque de se reproduire avec la volonté malencontreuse du FCC de vouloir perturber l’équilibre de la séparation des pouvoirs d’Etat, l’exécutif, le législatif et le judiciaire, essayant de faire passer au parlement une loi funeste, dont l’objectif est celui de soumettre les magistrats au contrôle et aux ordres de l’exécutif, par le biais du Ministre FCC de la Justice".

Pour Diomi, cela viole aussi bien les principes généraux de la séparation des pouvoirs, pilier de toute démocratie pluraliste et représentative, que la lettre de la Constitution qui, dans son art 149.

Président national de la Démocratie chrétiennne (DC), Diomi Ndongala estime que le FCC, se prévalant de la majorité factice, veut contrôler la Justice pour la re-orienter politiquement, comme dans le passé, contre les dissidents politiques et pour défendre leurs intérêts partisans.


Il pense qu'il est nécessaire de souligner que, tout en jouissant du monopole du pouvoir législatif et du contrôle du Gouvernement, les parlementaires ne sont pas au-dessus de la loi ; leurs immunités peuvent être levées et l’Assemblée nationale peut être dissoute par le Président de la République en cas de crise persistante avec le Gouvernement.

Il invite les Congolais à redoubler de vigilance et ne pas se faire surprendre par une énième tentative de "coup d’Etat kabiliste" visant à piétiner, encore une fois, l’ordre constitutionnel, "comme il avait déjà essayé de faire avant les dernières élections présidentielles.

C’est grâce à la mobilisation de notre peuple, de nos intellectuels et religieux face à la volonté d’imposer, par la force, une modification scélérate de la Constitution, que le plan kabiliste a lamentablement échoué".