Désignation du porte-parole de l'opposition : Chérubin Okende interpelle Mabunda et Thambwe




Désignation du porte-parole de l'opposition : Chérubin Okende interpelle Mabunda et Thambwe







Chérubin Okende Senga


Le député national du groupe parlementaire MS-G7, Chérubin Okende Senga interpelle les Présidents de deux chambres du parlement sur l’impératif de faciliter le plutôt possible la désignation du porte-parole de l’opposition, afin de permettre à celle-ci de participer à l’enracinement de la démocratie au pays.

Dans une correspondance adressée à Jeannine Mabunda Lioko et Alexis Thambwe Mwamba avec copies au Président de la République, au Président de la Cour constitutionnelle, au Président du Conseil d’État, aux Présidents des groupes parlementaires MS-G7, AMK et Alliés ainsi à celui de MLC-ADN, le leader de FSIR fait remarquer que la léthargie observée en rapport avec le processus de la désignation du porte-parole de l’opposition tend à pousser à la violation des dispositions des articles 18 et 19 de la loi portant statut de l’opposition.


« …j’ai le regret de constater que la méprise de cette impérieuse nécessité démocratique restreint le droit de l’opposition de participer à l’enrancinement des valeurs et principes républicains. Elle ne permet pas de raffermir la visibilité sociale et institutionnelle de l’opposition et affecte de facto le gage ultime d’interactions ainsi que d’échanges politiques civilisés, mieux structurés dans le cadre formel du fonctionnement régulier des institutions d’un Etat de droit démocratique », a dénoncé l’opposant.

Dans la même optique, l’élu de la Lukunga a ajouté qu’il était « pertinent de rappeler davantage que les droits de l’opposition républicaine revêtent un caractère constitutionnel sacré et intangible. Tout acte de restriction directe ou indirecte des droits de l’opposition politique est répréhensible en vertu des dispositions pertinentes de la loi susvisée ».


Sachez que depuis son adoption et sa promulgation le 04 décembre 2007, la loi portant statut de l’opposition n’a toujours pas été d’application. Si au cours de deux législatures passées, les égos de différents leaders de l’opposition n’ont pas permis sa mise en œuvre, la correspondance du député Okende porte à croire que cette fois-ci le blocage serait venu de la majorité qui contrôle les deux chambres du parlement.