Gode Mpoy : Dolly Makambo n'est plus ministre puisqu'il est en détention




Gode Mpoy : Dolly Makambo n'est plus ministre puisqu'il est en détention








Dolly Makambo n'est plus ministre provincial de l'intérieur pour la ville de Kinshasa, a annoncé, ce samedi sur TOP CONGO FM, Gode Mpoy qui insiste sur le fait que "non seulement, il a été condamné par la justice mais il est malade".

"On ne peut pas être ministre et être en détention", estime le Président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa qui déplore le fait qu'une "certaine minorité de la presse fait passer des contres-verités. On doit arrêter de faire croire à la population que Dolly Makambo est toujours ministre ou exercé ses fonctions", ajoute-t-il.

Sources de pouvoir, lettre non authentique

"En sciences politique, il y a plusieurs sources de pouvoir. Même si nous avons un intérimaire à la place de Dolly Makambo, sachez qu'il a le pouvoir d'agir", assène le pasteur Gode Mpoy

Pour lui, "le ministre est en prison. Il n'a pas besoin d'être suspendu. Il est malade et c'est clair qu'il ne peut plus exercer son pouvoir. Il ne peut plus bénéficier des avantages liés à son poste", précise l'élu de Kinshasa.

"Nous avons appris la circulation d'une lettre dans les médias et réseaux sociaux sur le remplacement du ministre Dolly Makambo", révèle le Président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa qui pense que "cette lettre soit authentique".

Parcelle à Matete, c'est ma propriété mais pas les briques

"C'est mon chauffeur qui habite cette parcelle. Cette maison est bel et bien à moi. Il y a mon voisin qui était venu faire des briques avec sa machine sans mon autorisation. Mon ancien ingénieur, comme il y a de l'espace, est aussi venu là-bas pour faire ces briques", raconte le Président de l'Assemblée provinciale de Kinshasa.

"Je n'ai jamais financé la production des briques. J'avais demandé à mes services d'aller vérifier et c'est cela qu'ils ont trouvé", dit-il.

Sur TOP CONGO FM, le pasteur Gode Mpoy est formel: "Je n'ai pas de compte Facebook, je n'ai pas Twitter. Je choisis les médias à suivre par conviction".

Dossier parcellaire Vijana, l'Assemblée provinciale de Kinshasa était au courant

Insistant sur le fait que "la justice a déjà vidé ce dossier", Gode Mpoy explique que "nous avons trouvé ce litige. C'est un héritage de nos prédécesseurs".

Mais, déplore-t-il, "on a entendu des choses que des responsables politiques ne devaient pas dire. Les ministres ne sont pas revêtus des immunités. L'Assemblée provinciale ne devait pas lever les immunités du ministre Dolly Makambo parce qu'il n'était plus député provincial. Elle ne pouvait pas non plus lever ses immunités car il était déjà sanctionné par la justice en procédure de flagrance. Les gens doivent réfléchir avant de sortir de dire n'importe quoi".

En RDC comme ailleurs, quand la justice se saisit d'un dossier, toutes les autres institutions sont hors jeu, rétorque le pasteur à ceux qui estiment qu'il est beaucoup plus tendre vis-à-vis de l'ancien ministre Dolly Makambo que de son prédécesseur, Roger Nsingi.

Éviter les erreurs du passé

Comment faire pour que la Ville puisse protéger ses propriétés ? À cette question, Gode Mpoy indique que "nous avons déjà saisi l'exécutif dans ce sens. Nous sommes très avancés"

"Si nos prédécesseurs avaient protégé la parcelle de Vijana via un titre, je ne les condamne pas, on n'aurait pas déploré la mort de l'administrateur du centre hospitalier Vijana", regrette-t-il.

Dolly Makambo, mauvais ministre ?

Non, rétorque l'élu de Kinshasa qui estime que "ce n'était pas lui qui était à la base de ce malheur. Ce sont ses collaborateurs. Mon souhait était de voir cet administrateur en vie, le ministre dans ses fonctions", ajoute-t-il.

"Je ne pense pas avoir dédouané Dolly Makambo. Je crois que la situation du ministre a été aggravée par la présence de son chauffeur et son garde du corps", est-il d'avis.

Au stade actuel, poursuit Gode Mpoy, "ce n'est plus important. Nous tous, nous nous inclinons devant la décision de la justice".

"Ce qui est arrivé à Dolly Makambo peut arriver à tout le monde. Je ne comprends pas pourquoi on s'acharne sur sa personne. Nous devons avoir la compassion pour l'administrateur tué", pense-t-il.