« La réforme de la Police n’a pas encore donné les résultats espérés » (Jacques Djoli)




« La réforme de la Police n’a pas encore donné les résultats espérés » (Jacques Djoli)








« Au vu du comportement des policiers, il faut avouer que la réforme de la Police nationale congolaise n’a pas encore donné les résultats espérés », a déclaré Jacques Djoli.

Sur TOP CONGO FM, le député national du Mouvement de libération du Congo (MLC) réagit suite aux trois derniers cas des personnes abattues par des policiers et soldats, il relève que « ce qui est regrettable, c’est que la Police n’est pas devenue un service public, un service civil ».

L’inspecteur général du MLC déplore le fait que « la Police est demeurée militarisée dans son esprit et dans son commandement, et ce, en dépit des assistances multiples reçus des partenaires pour qu’elle devienne apolitique, au service de la nation, une Police de proximité citoyenne ».

Formation et équipements inappropriés

Jacques Djoli fustige l’inadaptation des équipements et la formation des forces de Police.

« La formation de la Police devrait permettre un filtrage des forces et des armes, pour un usage approprié des armes létales et non létales. Les policiers et militaires ne devraient pas cotoyer la population munis des armes puissantes à tout moment, comme on le voit, leurs armes en bandoulière dans des taxi-bus », pointe-t-il.

« Ce qui s’observe aujourd’hui n’est que la résultante, l’expression d’un dysfonctionnement ou d’une désorientation », tranche le député national.

« Comment un policier peut opérer, dans le cadre du maintien de l’ordre public ou d’un déguerpissement, équipé des armes de guerre telle qu’un kalachnikov ou d’une autre arme létale? », s’interroge Jacques Djoli.

« L’armement de la Police est réglementé par la loi sur le statut de la Police nationale. Les armes de maintien de l’ordre y sont clairement définies. Il s’agit des matraques et des dispositifs d’immobilisation tels que des matraques électriques. Jamais l’utilisation d’une arme de guerre ne peut se faire sans une instruction préalable. On peut également en faire usage en cas de légitime défense ou lorsqu’on fait face à un individu muni d’une arme de guerre », souligne-t-il.

« L’indiscipline de feu, l’utilisation abusive des armes de guerre comme lors des manifestations pacifiques sont l’origine de cette situation tragique » qui a endeuillé la capitale, tranche le professeur de Droit et ancien militaire des ex forces armées zaïroises.