« Monsieur Muzito est en train de dresser nos frères du Bandundu contre le chef de l'Etat », Augustin Kabuya




« Monsieur Muzito est en train de dresser nos frères du Bandundu contre le chef de l'Etat », Augustin Kabuya







Le secrétaire général de l’union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya, accuse l'ancien premier ministre Adolphe Muzito de vouloir dresser les ressortissants de l'ex-Bandundu contre le chef de l’Etat Félix Tshisekedi à travers des messages à caractère tribal. Il l’a dit au cours d’une matinée politique ce mercredi 9 octobre au siège du parti présidentiel.

Pour lui, l’UDPS « n’est pas un parti tribal ». Pour le justifier, il a présenté plusieurs conseillers du chef de l'Etat et secrétaires fédéraux originaires de l’ex-province du Bandundu.

« Je me demande : comment expliquer un monsieur qui a géré mal le pays quand il fut premier ministre, monsieur Muzito est en train de dresser nos frères du Bandundu contre le chef de l'Etat, ils ont fait Lamuka pour effacer monsieur Félix Tshisekedi politiquement mais Dieu les a confondus. Je vous dis ne suivez pas les lieutenants en perte de vitesse. Nous avons nos fédérations au Bandundu qui nous disent que ce monsieur est en train d'assoir son discours politique sur la haine tribale, la ministre des affaires sociales madame Rose Boyata, directeur de cabinet adjoint du chef de l'Etat est du Bandundu et beaucoup de conseillers et cadre du parti », a-t-il dit devant les militants du parti de la 10ème rue Limete.

Par ailleurs, il a remis en doute la capacité du comité laïc de coordination à mobiliser les foules pour sa marche anti-corruption programmée le 19 octobre prochain. Il a soutenu que si les marches du CLC avait réussi dans le passé, c’était parce que l’UDPS s’était impliquée.

« A nos amis du comité laïc de coordination, je leur dit ceci : quand notre SG Jean-Marc Kabund avait parlé à l'époque de 50-50, ils ont eu à engager un bras de fer pour nous insulter, nous connaissons la suite, ils étaient incapables de mobiliser même 1000 personnes sur la voie publique… La personne qui dirige le Congo aujourd’hui, les congolais l'ont surnommé "Fatshi béton" », a déclaré Augustin Kabuya.

C’est dans le cadre de la croisade nationale contre « la corruption, l’impunité, l’impuissance de la justice et des forces de l’ordre » que le CLC a initié cette marche sur toute l’étendue du pays.