Pour le FCC, le premier défi du gouvernement est celui de la consolidation de la paix et de la stabilité (Néhémie Mwilanya)




Pour le FCC, le premier défi du gouvernement est celui de la consolidation de la paix et de la stabilité (Néhémie Mwilanya)







Néhémie Mwilanya Wilondja, Coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC)


Le Front commun pour le Congo (FCC), regroupement politique dont l’ancien président Joseph Kabila est l’autorité morale, estime que,pour réussir, le gouvernement Ilunga Ilunkamba doit d’abord réussir à consolider la paix et la stabilité à travers la RDC. C’est ce qu’a affirmé le coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya Wilonja, dans une interview qu’il a accordée il y a quelques heures au magazine Jeune Afrique.

Néhémie Mwilanya est d’avis que la paix et la stabilité constituent la « condition indispensable afin de pouvoir conduire une stratégie efficace de développement de la RDC sur la durée et assurer la cohésion nationale ».

La réponse aux nombreuses attentes légitimes de la population dans le domaine social est un autre défi auquel la RDC doit faire face. Allusion faite au logement, à l’éducation, à la santé, à l’accès à l’eau et à l’électricité, etc.

« Le deuxième défi est celui de la réponse aux nombreuses attentes légitimes de la population dans le domaine social. Celles-ci sont très importantes, aussi bien en ce qui concerne la création d’emplois pour la jeunesse que l’amélioration du niveau et des conditions de vie. La réponse à ce défi social conditionne à son tour la consolidation de la paix et de la stabilité. Un programme ambitieux connu sous la dénomination des cinq chantiers de la République avait déjà posé les jalons dans ce secteur sous Joseph Kabila », a indiqué Néhémie Mwilanya.

En tout état de cause, poursuit-il, on ne pourra répondre à ce défi social que par un développement soutenu de l’économie de la RDC. Le coordonnateur du FCC soutient que « ceci ne sera possible que grâce à la mobilisation des capitaux privés et à l’amélioration du climat des affaires ». Ce qui suppose aussi, selon Néhémie Mwilanya, des réformes courageuses dans le secteur de la Justice, en vue de lutter efficacement contre la corruption.

« Nous voulons promouvoir l’entrepreneuriat en RDC et favoriser l’émergence d’une classe moyenne dynamique. L’investissement privé est une priorité stratégique pour le FCC », a indiqué Néhémie Mwilanya.

Dans un autre régistre, Néhémie Mwilanya pense qu’il est aussi important de penser à la réforme de l’Etat.

« Le coût des élections nous semble excessif et nous pensons qu’il faut réduire les dépenses liées aux procédures électorales et à l’élasticité même du processus électoral dont le cycle compte pas moins de neuf scrutins. L’ancien président Joseph Kabila l’a toujours souligné. La multiplicité des partis politiques sans assises politiques et idéologiques réelles reste également une pesanteur à dégager absolument, en vue de permettre à ces derniers de jouer efficacement leur rôle constitutionnel de concourir à l’expression de suffrage, de renforcer la conscience nationale et de participer à l’éducation civique », a martelé le coordonnateur du FCC.

Ce dernier(le FCC)pense également qu’il est nécessaire de « procéder à une réforme de la décentralisation, étant donné qu’il y a des dysfonctionnements au niveau des institutions provinciales, reconnus de tous.

« Il faut repenser le système de manière à renforcer également la transparence dans la gestion des ressources allouées aux provinces, tout en gardant l’objet crucial de mettre fin à l’imposition des décisions depuis la capitale. La prise en compte des attentes au niveau local s’intègre parfaitement dans notre stratégie de développement inclusif », propose la famille politique de Joseph Kabila.

Pour y parvenir, la recette du FCC demeure l’effort de la transformation des mentalités des congolais. Toutes ces réflexions, le FCC pense les partager avec ses partenaires politiques dont « Cap pour le changement » (CACH), regroupement politique auquel appartient le président de la République, Félix Tshisekedi.