Parlement : Les 31 députés omis appellent Félix Tshisekedi à trouver une solution politique rapide




Parlement : Les 31 députés omis appellent Félix Tshisekedi à trouver une solution politique rapide







Les 31 députés nationaux victimes des arrêts de superposition de la chambre spéciale sollicitent l’implication du président de la République, Félix Tshisekedi, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions et au regard de son serment constitutionnel ( art. 69 et 74 de la Constitution), d’user de son pouvoir constitutionnel pour que la solution politique envisagée soit clarifiée et devienne réalité.

Ils ont, dans une déclaration politique rendue publique mercredi, demandé à la présidente de l’Assemblée Nationale, Jeanine Mabunda, de s’en tenir au respect de sa parole donnée faite lors de la rencontre du mois d’Août dernier avec la délégation du Groupe de 31 devant les 1er et le 2ème vice-présidents de la chambre basse du parlement.

Tout en se considérant toujours comme de vrais élus proclamés dans le respect de la Constitution, ils dénoncent la validation des pouvoirs des députés nationaux proclamés de manière frauduleuse au terme de la fameuse correction des erreurs matérielles par la Chambre spéciale de la Cour Constitutionnelle.

A défaut de la concrétisation rapide de la solution politique proposée par les autorités, ils se réservent à dater de ce jour, le droit de recourir à des manifestations pacifiques de grande envergure et de saisir les instances internationales compétentes déjà suffisamment documentés sur ce dossier.

En outre, ils condamnent le silence de la communauté internationale sur cette situation et invitent par conséquent, le peuple congolais à considérer cette validation comme une preuve de plus de la violation de la Constitution en son article 151 car, disent-ils, l’arrêt définitif RCE 1168/DN transmis par la Chambre spéciale à l’Assemblée nationale est un faux parce que signé par le président de la Chambre spéciale et non le président de la Cour Constitutionnelle qui viole également l’article 75 de la loi.

Par ailleurs, les députés nationaux exigent la démission sans délai des cinq juges de la Cour Constitutionnelle, pour déni de justice davantage confirmé par le dernier arrêt RCONST 1007 relatif à l’inconstitutionnalité et interprétation des arrêts de violation des 31 députés nationaux. Arrêt à travers lequel la Haute Cour s’est déclarée incompétente d’interpréter nos arrêts de validation à la lumière de l’article 168 de la Constitution.

Pour eux, ceci est une preuve de plus de la violation intentionnelle politiquement planifiée pour porter préjudice au groupe de 31 députés nationaux parmi lesquels les élus du FCC, CACH et Lamuka.