Martin Fayulu au camp Luka : « Ce n’est plus le "Peuple d’abord" mais c’est "l’argent d’abord" »




Martin Fayulu au camp Luka : « Ce n’est plus le "Peuple d’abord" mais c’est "l’argent d’abord" »








Devant ses milliers de partisans réunis dimanche au camp Luka dans la partie ouest de Kinshasa, l’opposant Martin Fayulu qui se considère toujours président élu, a dénoncé le retour en force de la corruption.

Le président de l’Ecidé a rappelé qu’aujourd’hui, ce n’est plus le « Peuple d’abord" comme le disait feu Etienne Tshisekedi mais c’est « l’argent d’abord ».

« Étienne Tshisekedi disait le peuple d’abord mais aujourd’hui c’est devenu l’argent d’abord. La corruption se poursuit comme avant. La même situation décriée persiste », a-t-il martelé.

Même s’il n’a pas été trop limpide dans son langage, le ténor de Lamuka a fait certainement allusion à la recherche effrénée des rétrocommissions et du business que font les conseillers à la présidence de la république. Lui-même Félix Tshisekedi a promis de frapper fort certains éléments de son propre entourage auteur de ses pratiques honteuses qui ternissent son image.

Mais dans l’entre-temps, Fayulu a touché le coeur du système du nouveau pouvoir. Depuis 7 mois, la corruption est à la mode avec une gestion parsemée des scandales.

Tout, c’est l’argent, insiste-t-il. « Le régime de Tshisekedi a versé dans les tares qu’il avait toujours combattues ».

« Quand tu prends la personne qui a fait entrer la corruption au pays, tu négocies avec lui, est-ce que tu vas combattre la corruption », s’est demandé Fayulu.

D’ailleurs, il pense que la corruption qui règne en maître aujourd’hui, fait éloigner au peuple, l’idée d’un changement tant vanté des années durant.

Le changement n’est que de la poudre aux yeux. Le même système se poursuit. Il n’y a aucune rupture, déplore un des lieutenants de Fayulu.

Pour le chef de file de la Dynamique de l’opposition, cette situation est tout simplement la conséquence d’un deal politique conclu entre les non élus.

Par ailleurs, il a hurlé sur le gouverneur de Kinshasa qui a tenté d’interdire son meeting en enlevant les matériels la nuit. Heureusement que le chef de la police de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo nous a facilité la tâche.

Droit dans ses bottes, l’opposant qui a harangué ses partisans, a promis de poursuivre sa tournée de sensibilisation pour appeler le peuple à observer les règles d’hygiène contre Ebola.