La marche des députés invalidés empêchée par la police à Kinshasa




La marche des députés invalidés empêchée par la police à Kinshasa








Des éléments de la police nationale congolaise ont étouffé vendredi à Kinshasa la marche pacifique des députés invalidés. Pourtant, les manifestants ne voulaient que déposer leur mémo au cabinet du chef de l’État, pour protester contre les arrêts en superposition rendus par la chambre spéciale les 03 et 04 juillet en violation de l’article 168 de la constitution.

Au départ de la marche à l’immeuble des Nations Unies en face de la Regideso, les choses ont bien commencé avant de dégénérer à la hauteur du bâtiment de l’ex INSS. Les députés omis ont été bousculé et brutalisé.

’’En empêchant cette marche, la police qui a dit avoir reçu les instructions du vice Gouverneur Néron Mbungu s’est également rendue complice de la violation de la constitution et des libertés fondamentales notamment celle de manifester’’, a dénoncé Louis d’or Balekelayi.

Le G 31 a décidé de porter plainte dès ce samedi contre le colonel de la police qui a brutalisé les députés et l’auteur de la décision, le Vice Gouverneur Néron Mbungu.

Malgré la brutalité policière, le mémo destiné au chef de l’État a été lu devant la presse. Il faut rappeler que les députés nationaux invalidés ont organisé cette marche dans le but de protester contre la violation de l’article 168.

D’après eux, cet article stipule que les arrêts de la cour constitutionnelle sont irrévocables. Or, en rendant des arrêts parallèles, les cinq magistrats de la cour constitutionnelle ont violé intentionnellement la constitution. Et par conséquent, l’Assemblée nationale ne devrait pas exécuter les arrêts de superposition rendus les 3 et 4 juillet invalidant illégalement les 31 députés nationaux toutes tendances confondues.

Très téméraires, ils ont annoncé de nouvelles actions jusqu’à la rentrée parlementaire où ils ont promis de siéger. Ils ont rappelé à plusieurs reprises qu’ils ne se feront pas voler leurs sièges par des non élus.