Bahati s’est assuré d’une mission impossible de faire fondre le FCC (Bitakwira)




Bahati s’est assuré d’une mission impossible de faire fondre le FCC (Bitakwira)







« Modeste Bahati s’est assuré d’une mission impossible, qu’il va remettre tout en cause (…) Il a promis aux Occidentaux qu’il va faire fondre le FCC », a affirmé Justin Bitakwira, ministre congolais en charge du développement rural et cadre du Front commun pour le Congo (FCC).

Il réagissait à l’élection du candidat de sa plateforme, Alexis Thambwe Mbwamba, à la présidence du bureau définitif du Sénat. Dans la course pource ce poste, l’ancien ministre de la justice de Joseph Kabila, élu avec 65 voix, faisait face à Modeste Bahati qui n’a obtenu que 43 voix, un dissident qui prédisait en campagne l’effondrement du FCC, à qui Justin Bitakwira demande de ne pas oublier que le FCC « est une machine à broyer ».

Le traître ?

Justin Bitakwira estime que le candidat malheureux à la présidence du Sénat est un traître.

« Si vous faites le chapelet de tous ceux qui ont été aux côtés du président Kabila et qui l’ont ensuite trahi, vous aurez à peu près une cinquantaine. Aujourd’hui, le dernier à tenter l’expérience, c’est Bahati », a indiqué le cadre du FCC, s’indignant du fait que l’autorité morale de l’AFDC-A s’est pourtant retrouvé dans tous les gouvernements formés durant le dernier mandat de Joseph Kabila.

« D’ailleurs, on connait mieux Bahati à l’époque de Joseph Kabila qu’à l’époque de Mobutu. S’il y a quelqu’un qui a bénéficié de Joseph Kabila, en tout cas, Bahati est champion », soutient-il

Il ajoute, par ailleurs, que l’enjeu de ce scrutin était le poste du président du Sénat, tentant ainsi de minimiser la désillusion de sa plate-forme politique, dont le candidat Évariste Boshab, a chuté face à l’indépendant Samy Badibanga, au poste de premier vice-président de cette chambre.

Des conseils à Félix Tshisekedi

Pour Justin Bitakwira, la trahison de Modeste Bahati devrait servir d’exemple au nouveau président Félix Tshisekedi dans le choix de ses futurs collaborateurs.

« Il faut donner le conseil au nouveau président de République afin qu’il ne subisse pas le même sort que son prédécesseur. Il faut, avant de mettre quelqu’un à ses côtés, l’étudier en tournant la langue sept fois. Parce que s’il a les mêmes trahisons, je suis sûr qu’il ne saura pas le supporter », croit savoir l’autorité morale de l’Alliance pour la République et la Conscience Nationales (ARCN), regroupement politique membre du FCC.