L’épreuve du 19 décembre 2015 confirme l’absence de stratégie de l’opposition congolaise.




Dernièrement, nous avons annoncé que la sincérité du rassemblement de l’opposition sera jaugée le 19 décembre 2016. Nous sommes le 20 décembre, le gouvernement Badibanga a été promulgué, à 10 minutes de la fin officielle du mandat de Joseph Kabila. Un défi au peuple et à l’opposition congolaise dont la propension à dialoguer coûte que coûte avait maintes fois été stigmatisée sur notre site.
Comme si ce camouflet ne suffisait pas, nous venons de découvrir la déclaration du leader du Rassemblement de l’opposition, Etienne Tshisekedi à travers laquelle il annonce que Joseph Kabila n’est plus le président de la RDC et ne peut plus engager le pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, tout en invitant le peuple à résister pacifiquement.
Paradoxalement, Etienne Tshisekedi annonce que le Rassemblement va poursuivre les négociations initiées par la CENCO, et qui étaient suspendues à deux jours de la fin du mandat de Joseph Kabila.
Que peut-on retenir de cette prise de position ?
Pour nous, cette annonce d’Etienne Tshisekedi est un aveu d’impuissance face à Joseph Kabila. Si les Pères de l’indépendance avaient adopté la même attitude et la même compromission face à la Belgique de 1959 à 1960, nous serions encore sous la colonisation.
Comme nous l’avions déjà dénoncé autrefois, la classe politique congolaise est totalement pourrie et n’inspire aucunement confiance. En leur faisant momentanément confiance avec beaucoup de réticence, à quelques mois de l’expiration du mandat de Joseph Kabila, nous avons cru aider le peuple congolais à se débarrasser enfin du régime d’occupation. Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus.
Le comble est que parmi cette classe politique, personne n’est irréprochable. Il existe :
  • Ceux qui sont prêts à se compromettre ouvertement, pour leurs intérêts personnels, en s’impliquant dans les différents gouvernements d’occupation.
  • Ceux qui se disent opposants, mais toujours disposés à négocier éternellement, au détriment du peuple qu’ils sont censés défendre. De 2006 à nos jours, ils ont été des complices du parcours tortueux de la politique congolaise.
  • Ceux qui condamnent le gouvernement d’occupation et l’opposition sans toutefois parvenir à chasser Joseph Kabila du pouvoir.
Force est de constater que toute la classe politique congolaise se nourrit de la misère du peuple, et Joseph Kabila ne fait que profiter de cette imbroglio politique pour pérenniser son pouvoir.
Dans cette lutte contre l’occupation, il y a lieu de féliciter les « Mayi-Mayi » qui nous semblent la seule force déterminée à mettre fin à l’occupation. Si tous les patriotes soutenaient ce mouvement, les congolais pourraient espérer vaincre rapidement le régime Kabila.
En dehors des Mayi-Mayi, nous rendons hommage à tous les patriotes congolais qui se battent sans arrière- pensée, sans calculs, pour libérer tout simplement le pays de leurs ancêtres. C’est dans ce cadre que se situe notre site qui a vu ses rubriques bouleversées depuis le mois de septembre jusqu’à ce jour, dans le but de sauver ce qui constitue le « facteur commun d’union », à savoir la RDC.
Voilà pourquoi, notre site ne pourrait être à la solde d’un individu, d’un mouvement, ou d’un parti politique privilégiant les intérêts personnels.
Ainsi, après cette période de mobilisation, nous revenons à nos fondamentaux, tout en précisant qu’étant donné l’indifférence de plusieurs artistes, nous mettons fin à la promotion indistincte des artistes que nous effectuions depuis la création de notre site. Nous nous réservons le pouvoir de choisir quel artiste et quelle œuvre pourraient faire désormais l’objet d’une promotion sur Mbokamosika. Cette position avait été arrêtée de commun accord entre l’administrateur du site, votre serviteur, et son complice Samuel Malonga.